 |
Fils de María Fernández Torres et de Francisco Valero Puentes. Luis de la Carrasca naquit le 27 mai
1958 à Huescar dans la province de Grenade. Il vit le jour pour la première fois dans la grotte où
vivait sa grand-mère Antonia Torres (appelée la tante Amadea) avec l’aide d’une accoucheuse,
l’hôpital se trouvant complet ce jour là.
Luis grandit à la ferme qui porte le nom de « La Carrasca », située route de Castril de las Peñas.
Initié à l’art flamenco par son père et son frère aîné, il apprit à jouer de la guitare dans les près
surveillant son troupeau de mouton, car son premier métier était berger.
En fait il portait en lui la passion pour le chant ; cet extrême et intime sensibilité.
Cette « afición » lui venait de la branche paternelle, où de nombreux membres de la famille, sans
être des artistes professionnels, étaient de très grands « aficionados », comme le démontre son
arbre généalogique, la famille serait originaire de Linares.
|
|
Luis de la Carrasca quitta pour la première fois sa ferme natale à l’âge de vingt ans pour se rendre au
service militaire à San Fernando dans la province de Cadix. C’est dans cette ville que se confirme son
amour pour le flamenco.
Le « cante jondo » devint alors son unique moteur, son inspiration et son
combat. Une fois son service militaire achevé Luis de la Carrasca retrouva l’ambiance de la ferme et il
comprit rapidement que le chant pourrait lui offrir une nouvelle vie loin des durs labeurs que la
campagne réserve. Il commença alors à travailler en tant que « cantaor ». Il se rendit à Ibiza, Alicante,
Castellón, Palma de Mallorca, s’accompagnant à la guitare partout où on l’appelle : restaurants,
ferias, fêtes privées …
|
 |
Son seul but est d’apprendre de plus en plus et de jour en jour pour devenir quelqu’un de reconnu.
Pendant ce temps, il connaît d’autres artistes et il travaille au sein de différents groupes. A Bénidorm,
il eut la chance de pouvoir participer à de nombreuses « juergas », ces fêtes entre artistes flamencos.
Il se lie d’amitié avec le grand danseur Juan Ramírez qui lui ouvre les portes de son univers.
En 1991, il s'installe à Avignon et crée son groupe. Il commence alors un immense travail pour le flamenco en France, respectant cet art, le valorisant et le diffusant sur les scènes des théâtres de tout le pays.
|